Identification
Appellation usuelle :
Moustique, maringouin, anophèle

Classification
Classe : Insecta
Ordre : Diptera
Famille : Culicidae
Genre : On compte 18 genres de moustiques,dont les principaux sont Aedes, Anopheles et Culex
Espèce : Il existe environ 3 000 espèces de moustiques

 

Habitat
Les moustiques sont présents partout sur la planète, de la jungle tropicale à la toundra arctique, à des altitudes de plus de 4 000 m dans le Cachemire aussi bien qu'à des profondeurs de 1 200 m dans les mines d'or d'Afrique.

Portrait
Vous considérez le vulgaire moustique comme un insecte insignifiant qui vous embête au cours des chaudes soirées d'été ? Détrompez-vous ! Il s'agit d'un insecte parmi les plus meurtriers sur Terre ! L'anophèle, une espèce de moustiques fort répandue dans les régions tropicales, tue quelque 2,7 millions de personnes chaque année, tandis qu'elle en infecte de 300 à 500 millions.
 
La trompe des moustiques est formée d'une lèvre inférieure (le labium ) qui sert de fourreau à six stylets pointus comme des couteaux. Ces stylets forment une aiguille parmi les plus fines qui soient.
 
Au moment où ils piquent, les moustiques n'injectent ni venin ni toxine, mais simplement un peu de salive. Cette salive contient des substances anticoagulantes, ainsi que des protéines étrangères à l'organisme humain qui, pour cette raison, induisent une réaction allergique se manifestant le plus souvent par une démangeaison et une boursouflure de l'épiderme.
 
La salive inoculée au cours de la piqûre peut aussi contenir des pathogènes que la femelle a absorbés au cours de piqûres précédentes sur des personnes malades. Ces pathogènes sont responsables de maladies graves. Les moustiques femelles du genre Anopheles transportent parfois un protozoaire du genre Plasmodium qui cause la malaria (ou paludisme) chez l'humain.
 
Le moustique Aedes aegypti est quant à lui le vecteur de la fièvre jaune et de la dengue, deux maladies infectieuses virales particulièrement fréquentes dans les régions tropicales.
 
Certaines espèces du genre Culex peuvent transmettre l'encéphalite et la filariose, une maladie parasitaire. Fort heureusement, des expériences de laboratoire ont montré que le virus du sida ne survit presque jamais dans le corps des moustiques. La transmission de cette dernière maladie par les moustiques représente donc un événement très improbable.
 
La rumeur selon laquelle seules les femelles piquent est tout à fait fondée. Ne les en blâmons pas trop car c'est principalement pour assurer le développement de leurs oeufs qu'elles nous infligent les désagréments de leurs piqûres. Un aussi modeste don de sang pour une aussi grande cause est bien le moins que nous puissions faire !
 
Les femelles pondent leurs oeufs à la surface de l'eau d'un étang, d'un marais, ou d'une simple flaque contenue dans le creux d'un rocher, d'un arbre mort, d'une piste d'animal, d'une vieille boîte de conserve, voire dans les fonts baptismaux ! Si un jeune baptisé se met à hurler pendant la cérémonie, on pourra toujours accuser les moustiques !
 
Même si les larves et les nymphes vivent dans l'eau, elles viennent à la surface pour respirer.
 
Le climat, notamment la température et les précipitations, influence la physiologie des moustiques. Sous les climats chauds et humides, leur cycle de vie est plus court et leur production d'oeufs nettement plus prolifique.
 
Lorsque les conditions sont favorables, le développement de l'oeuf à l'adulte s'effectue en moins de deux semaines. La longévité des adultes varie selon les sexes. Les mâles vivent de deux à trois semaines et les femelles de trois à quatre mois.
 
Quel charme les humains exercent-ils sur les moustiques ? Les scientifiques qui se sont penchés sur la question ont découvert certains de nos atours les plus efficaces. D'abord, le gaz carbonique (CO2) que nous expirons et que nous diffusons à travers la peau de nos mains (plus de 1,8 ml/h lorsqu'il fait chaud) stimule le vol du moustique ainsi que son sens de l'orientation. Les moustiques affamés sont également très sensibles à la sueur, plus particulièrement à l'acide lactique qu'elle contient.
 
Également, les moustiques préfèrent les hôtes dont la peau est chaude car leurs capillaires se laissent percer plus facilement et la viscosité de leur sang est moins grande, ce qui facilite son aspiration.

Les anophèles se distinguent par l'habitude qu'ils ont de dresser leur abdomen en l'air comme s'ils se tenaient sur la tête lorsqu'ils piquent et aspirent leur portion de sang. Les espèces des autres genres gardent au contraire leur corps parallèle à la surface sur laquelle elles se posent.
 

Dans le but d'éradiquer la malaria, on a répandu à qui mieux mieux des insecticides chimiques contre lesquels les moustiques ont rapidement développé une résistance. Par ailleurs, le protozoaire Plasmodium responsable de la malaria est devenu à son tour résistant aux médicaments (chloroquine, quinine) prescrits à titre préventif. En attendant la mise au point d'un vaccin, le mieux est de dormir sous une moustiquaire et d'utiliser des insectifuges pour prévenir les piqûres.
 

En 1888, après sept années de dur labeur, les Français durent abandonner la construction du canal de Panama. Ils y furent contraints apr que près de 20 000 ouvriers aient été fauchés par la fièvre jaune, inoculée par les moustiques.
 

Les moustiques aspirent suffisamment de sang pour assurer la ponte puis le développement d'un nombre d'oeufs susceptible de produire une centaine de nouveaux moustiques.
 

Vieillir offre certaines consolations : les insectes se désintéressent des individus de plus de 50 ans car leur production de sueur est moins abondante.
 

Un conseil : une diète riche en ail vous rendra peu appétissant aux yeux d'un moustique... Vous risquez toutefois d'éloigner également vos amis!