Identification
Nom scientifique :
Papilio multicaudata
Appellation usuelle :
Porte-queue, Papilio à longue queue, reina de las flores « reine des fleurs »

Classification
Classe : Insecta
Ordre : Lépidoptera
Famille : Papilionidae
Genre : Papilio
Espèce : multicaudata

 

Habitat
Les Papilionidés comprennent plus de 700 espèces. Leur distribution est mondiale. En Amérique du Sud seulement, on compte plus de 90 espèces différentes de porte-queues, dont le Papilio multicaudata. Ces insectes sont à l'aise partout, du centre-ville de Mexico jusque dans les forêts tropicales les plus profondes.

Portrait
Le Papilio multicaudata fait partie d'une famille de papillons dans laquelle nous retrouvons les plus grands spécimens de porte-queues.
 
Ces papillons très colorés, qui doivent leur nom à leurs ailes postérieures s'étirant en pointe, ne passent jamais inaperçus. Ils sont généralement noirs avec de grandes bandes jaunes. Ces insectes adorent le soleil. On peut habituellement les observer dans les clairières ou dans la canopée de la forêt tropicale, volant de fleur en fleur.
 
Les porte-queues ont une autre caractéristique : contrairement à la plupart des papillons, ils ne cessent pas de battre des ailes lorsqu'ils butinent sur une fleur. On dirait qu'ils veulent délibérément attirer notre attention. Après tout, ce papillon n'est pas un insecte ordinaire. Selon les anciens Mexicains, il est la réincarnation de la déesse Xochiquetzal, la Vénus des Aztèques.
 
La chenille du Papilio multicaudata est beaucoup moins prétentieuse et plus astucieuse : elle ressemble à une vulgaire fiente d'oiseau. C'est un déguisement peu poétique, mais sans doute plus efficace pour déjouer les prédateurs. La larve peut ainsi dévorer tranquillement les feuilles des frênes, des citronniers ou des orangers.
 
Une récente découverte entomologique vient « assombrir » l'avenir des Papilio multicaudata. Les spécialistes pensent en effet que ces papillons deviendront, au cours des siècles à venir, de plus en plus foncés. Chez cette espèce, la formation de pigments noirs devient un trait de plus en plus dominant, mais il faut garder espoir. Jamais une déesse des fleurs, de l'amour et des arts n'oserait se présenter en public vêtue d'une robe noire !

Le plus grand des porte-queues est le très rare Papilio homerus de la Jamaïque, dont les ailes peuvent atteindre une envergure de 15 cm.
 

La grâce et la puissance du vol des Papilionidés ont de tout temps impressionné les humains. C'est peut-être pour cette raison que les enfants mexicains donnent souvent le nom de amapapalotl ou « papillon de papier » à leurs cerfs-volants.
 

Certaines chenilles possèdent des protubérances émettant une odeur répugnante. Ce « parfum » imiterait les phéromones d'alarme des fourmis et permettrait ainsi à la chenille de repousser ces agressifs compétiteurs.