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Identification
Nom scientifique :
Mantis sp.
Appellation usuelle :
Mante, mante religieuse
Classification
Classe : Insecta Ordre : Dictyoptera Famille : Mantidae Genre : Mantis Espèce : Il existe 2 000 espèces de mantes
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 |  | Le nom mante religieuse s'applique à une seule espèce européenne de mante, la Mantis religiosa. Pour les autres espèces on se contentera de dire « mante ». | |
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Habitat
Les mantes se retrouvent un peu partout à travers le monde, la grande majorité des espèces vivant dans les régions tropicales. Elles sont à l'aise partout où l'on retrouve de la végétation, où elles peuvent se camoufler pour attaquer leurs proies favorites : d'autres insectes.
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 |  | En 1869, on introduisait sur le continent américain une mante asiatique, Tenodera sinensis, dans l'espoir que cette grande prédatrice fasse la vie dure aux insectes nuisibles. Aujourd'hui, c'est l'une des espèces de mantes les plus prolifiques en Amérique. | |
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Portrait
Approchez doucement votre visage d'une mante et elle tournera brusquement la tête dans votre direction, vous dévisageant de ses grands yeux globuleux. C'est une expérience troublante pour un humain d'établir un contact visuel avec cet insecte au regard perçant. Le sentiment d'étrangeté ne s'arrête pas là. De par sa forme et ses attitudes, la mante est en effet le plus « humain » de tous les insectes : elle se tient en position debout, possède deux bras très mobiles et est le seul insecte capable, comme nous, de bouger sa tête dans toutes les directions. La mante est une formidable machine à tuer. Aucun insecte n'est à l'abri de ses redoutables pattes ravisseuses armées d'épines, pas même les autres mantes! Camouflage et force de frappe sont à la base de la technique de chasse des mantes. Le premier souci du prédateur est de passer inaperçu. Ainsi, les mantes vertes se tiennent généralement à l'affût dans les feuillages, les brunes sur les écorces, et certaines, très colorées, sur les pétales des fleurs. Les maquisardes ne s'arrêtent pas là. Le corps de certaines mantes est modifié de façon à ressembler encore plus à la végétation ambiante : mantes filiformes imitant les brins d'herbe, d'autres tout aplaties se confondant avec le lichen qui pousse sur les troncs, ou présentant des excroissances qui simulent à la perfection des lobes de feuille. Dès qu'un insecte atterrit près de cette « étrange plante », il entre dans son collimateur. Les yeux de la mante fournissent instantanément à son cerveau toutes les données sur la position exacte de la proie. Cette acuité visuelle est essentielle, car l'attaque qui va suivre se déroulera à la vitesse de l'éclair. En moins de 50 millièmes de seconde la mante projette ses pattes ravisseuses vers l'avant, agrippe la proie et la ramène vers ses mandibules. Voilà pourquoi, il y a 400 ans, un moine chinois, impressionné par les mantes, créait un nouvel art martial basé sur les différentes attitudes de ce formidable prédateur. Le kung fu « style mante » est encore enseigné de nos jours. Bien sûr, il ne faut pas imiter tout ce que font les mantes. Ainsi, il est fortement déconseillé aux femmes de dévorer la tête de leur partenaire pendant les ébats sexuels. Quant aux enfants d'une même famille, ils devront éviter de s'entre-dévorer comme le font les jeunes mantes fraîchement écloses. Décidément, chez les mantes, l'habit de fait pas le moine... ou plutôt la religieuse.
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 |  | Certaines mantes tropicales, de grande taille, peuvent attaquer des lézards et même des petits oiseaux. | |
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 |  | Pour se défendre, certaines mantes projettent vers l'avant leurs pattes ravisseuses armées d'épines. Les espèces les plus grandes peuvent frapper avec assez de force pour faire saigner un humain. | |
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 |  | Chez les mantes, le mâle continue à s'accoupler à la femelle même si celle-ci lui a complètement dévoré la tête, car les centres nerveux régissant la copulation sont situés ailleurs dans son corps. | |
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