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Identification
Nom scientifique :
Rhinostomus barbirostris
Appellation usuelle :
Charançon barbirostre, rhine barbirostre
Classification
Classe : Insecta Ordre : Coleoptera Famille : Curculionidae Genre : Rhinostomus Espèce : barbirostris
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Habitat
Cette espèce de charançon se retrouve dans les forêts humides d'Amérique du Sud et d'Amérique centrale.
Portrait
Dans le monde des insectes, les charançons font figure de champions. Pourtant, au premier abord, ils nous semblent quelque peu insignifiants. Ils ne sont ni particulièrement grands, ni rares. C'est sur le plan de la diversité qu'ils remportent la palme : forts de 50 000 espèces, ils constituent la plus grande famille de coléoptères, d'insectes et même d'animaux tout court ! Pour se distinguer des autres espèces de charançons, le rhine barbirostre a décidé de se laisser pousser la barbe. La trompe (rostre) du mâle est en effet hérissée de petits poils brun roux. Il n'est pas nécessaire d'être entomologiste pour comprendre la fonction d'un tel appendice. Il suffit simplement d'observer un mâle courtisant une femelle en la frottant tendrement avec sa petite brosse. Le prétendant rend ainsi sa partenaire plus réceptive en l'enrobant d'un doux parfum (que les biologistes appellent moins poétiquement les « phéromones »). Ces charançons se regroupent souvent sur les troncs des arbres où les femelles sont occupées à pondre. Ces rassemblements donnent lieu à des escarmouches entre mâles. Les femelles pondent leurs oeufs dans les troncs de différentes espèces de palmiers. Voraces, les larves causent un tort considérable aux plantations des producteurs d'huile de palme ou de noix de coco. Et comble de malheur, comme l'insecte complète son développement en une cinquantaine de jours, il y a toujours de nouveaux charançons barbus pour prendre la relève.
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 |  | Il y a plus d'espèces de charançons que toutes les espèces de poissons, d'amphibiens, d'oiseaux, de reptiles et de mammifères réunies ! | |
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 |  | Pendant que les mâles les plus robustes se battent entre eux, certains autres, plus faibles, profitent de leur petite taille et de leur rapidité pour se faufiler jusqu'à la femelle convoitée et s'accoupler avec elle ! | |
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 |  | Chez certains peuples des forêts d'Amérique centrale les larves des charançons constituent un mets de choix. Ces mêmes indigènes croient que les larves mettent plus de 50 ans pour compléter leur développement. Décidément, on est bien loin de la « restauration rapide ». | |
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