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Mouches espagnoles |
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Les coléoptères Lytta vesicatoria, surnommés « Mouches espagnoles » sécrètent la cantharidine, une substance irritante qui provoque des ampoules sur la peau. Depuis l'Antiquité grecque, on a néanmoins prêté de multiples pouvoirs curatifs à cette substance. La cantharidine était prescrite pour une foule de maux divers : la rage, les rhumatismes, la goutte, la lèpre, la peste bubonique, le mal d'oreille, le rhume, les furoncles, les morsures de serpent...
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À partir du XVIIe siècle, la cantharidine est surtout reconnue pour le traitement de certains troubles des systèmes urinaire et génital. Agissant à la manière d'un diurétique, on la croit susceptible d'améliorer les maladies affectant les reins et la vessie. On l'utilise aussi comme aphrodisiaque. Véritable poison, la cantharidine a somme toute causé plus de mal que de bien ! Aujourd'hui, l'emploi de la cantharidine se cantonne principalement dans la médecine vétérinaire, à l'exception de certains spécialistes de la calvitie humaine qui lui attribuent un pouvoir régénérateur sur les cheveux.
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